S&P 500

Graphique du S&P500 en direct

Présentation du S&P500

Créé en 1957 par l’agence de notation financière Standard and Poor’s, l’indice Standard and Poor’s 500 est l’indice boursier de référence aux États-Unis. En effet, représentant les valeurs des 500 entreprises les plus importantes cotées sur le marché boursier américain, il se place bien avant le Dow Jones, qui ne regroupe que les 30 plus grandes sociétés sans prendre en compte les capitalisations boursières mais uniquement la valeur monétaire des actions, ou encore le NASDAQ, indice spécifique aux valeurs technologiques américaines.

Les valeurs composant cet indice sont sélectionnées par un comité ad hoc selon trois critères : la liquidité des titres, la capitalisation boursière et le secteur d’activité de l’entreprise. Il s’agit des titres qui sont le plus échangés sur les deux plus importantes places financières du pays, le Nasdaq et le New-York Stock Exchange (NYSE) et bénéficient des capitalisations boursières les plus élevées. Ces deux critères sont d’égales importances pour qu’un titre puisse prétendre entrer dans ce palmarès des 500 plus grandes entreprises. Ainsi, pendant longtemps, la société Berkshire Hathaway n’a pu être incluse dans cet indice en dépit de sa forte capitalisation boursière, car ses titres n’étaient pas suffisamment liquides.

Son influence au niveau mondial est extrêmement forte, en raison de sa bonne représentativité des sociétés cotées sur les marchés américains, atteignant près de 80% de la capitalisation boursière américaine. S’il ne se limite pas aux sociétés américaines, seulement une dizaine d’entreprises incluses dans cet indice ont leur siège en dehors des États-Unis. C’est pourquoi il est considéré comme très représentatif de l’ensemble de l’économie du pays. En outre, sa pondération par la capitalisation boursière des entreprises le rend extrêmement précis.
Il est coté en continu ; sa valeur est donc très régulièrement mise à jour tout au long des horaires d’ouverture des marchés boursiers américains.

Les valeurs phares de l’indice S&P500 sont notamment Apple, Ford ou encore Kraft Foods. Grâce à la bulle internet de l’an 2000 qui a bénéficié à tous les indices de référence (Dow Jones, Cac 40, Nasdaq), l’indice S&P 500 avait dépassé cette année-là les 1500 points. Il est redescendu à 1236 points en juillet 2006 avant de remonter aux sommets de 2000 à l’automne 2007. Puis, au moment de la crise des subprimes, il a été touché par la chute des marchés financiers, baissant vertigineusement entre 2008 et 2009, jusqu’à atteindre son plus bas niveau en mars 2009 avec 683 points. Sa remontée est par la suite toute aussi fulgurante, atteignant en avril 2011 1360 point, en dépit d’un fléchissement très marqué de sa croissance entre avril et octobre 2010. Depuis, il a connu une croissance relativement régulière en dépit de certaines baisses temporelles, dépassant en mars 2014 les 1800 points.
Cette courbe qui s’effondre suite à la faillite de Lehman Brothers puis remonte rapidement par la suite est similaire à celle des autres indices boursiers : ainsi, le Dow Jones était passé entre avril 2008 et mars 2009 de 13058 points à 6626 points, avant de doubler sa valeur en l’espace de deux ans, atteignant 12763 points en avril 2011 ; le Nasdaq a lui aussi chuté à l’automne 2008 jusqu’en mars 2009 où il était à 1293 points (alors qu’un moment de la bulle Internet, il atteignait des sommets supérieurs à 5000 points), avant de remonter et dépasser son niveau d’octobre 2007 (2861) en avril 2011.